Bien-être et santé des élèves

La santé, définie par l’Organisation Mondiale de la Santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social », est au cœur des préoccupations de l'École.

DU PARCOURS ÉDUCATIF DE SANTÉ VERS L’ÉCOLE PROMOTRICE DE SANTÉ

Tout au long de leur parcours scolaire, la réussite des élèves est fortement corrélée au bien-être (résultats de PISA 2018). Ainsi, pour assurer une égalité des chances, l'École agit en faveur de la réduction des inégalités sociales et territoriales en matière de santé.

Le parcours éducatif de santé, instauré par la circulaire ministérielle du 28.01.2016 en application des lois de 2013 et 2016, s’inscrit dans le continuum éducatif et  prépare les élèves à prendre soin d’eux-mêmes et des autres, à devenir des citoyens responsables en matière de santé individuelle et collective.

Impulsée en 2020, la démarche École Promotrice de Santé (EPSa), positive et dynamique, vise à consolider, à l’échelle des territoires, le développement d’une culture partagée et fédératrice autour de la promotion de la santé. Par une approche holistique et pluridisciplinaire, EPSa tend à renforcer les attitudes favorables à la santé en appui des activités pédagogiques et éducatives et des actions améliorant les conditions environnementales de la scolarité. Elle s’inscrit au sein des projets d’école et d’établissement, en cohérence avec les programmes d’enseignement, le socle commun, et les éducations transversales.

Le label ÉduSanté est proposé aux écoles et aux établissements qui souhaitent valoriser les projets existants et l’engagement de leurs équipes, et structurer progressivement l’action au niveau de l’école, de l’établissement ou du territoire. 3 niveaux de label peuvent être attribués : niveau 1 : engagement, niveau 2 : approfondissement, niveau 3 : expertise.

  • Niveau 1 – S’engager : des actions en matière de santé et de bien-être sont déployées. 
  • Niveau 2 – Approfondir : inscription dans une démarche EPSa (pilotage et négociation des actions en matière de santé et de bien-être sur toutes les dimensions et avec tous les acteurs à l’échelle de l'école et de l’établissement).
  • Niveau 3 – Expertise : la démarche EPSa engagée et pilotée par l'école et/ou l’établissement est formalisée et rayonne à l’échelle du territoire.

Le protocole académique de labélisation a été coconstruit avec des représentants du 1er et du 2d degrés, afin de prendre appui sur les réalités et pratiques existantes et de considérer la démarche de labélisation comme un outil de pilotage et d’accompagnement des équipes. Ce protocole académique de labélisation a été un objet de recherches en en promotion de la santé, dans le cadre d’une collaboration avec l’Inspé-Université Clermont-Auvergne.

Ainsi, 5 écoles et établissements de l’académie ont été  labellisés ÉduSanté en février 2024, 13 écoles et établissements en octobre 2025 :

Les écoles du département du Cantal labélisées sont accompagnées dans le cadre du projet de recherche Alliance,qui a pour objectif de développer un environnement promoteur de santé au sein de l’école et sur le territoire, sur les différents temps de vie de l’élève. Alliance suit et évalue l’impact des pratiques des professionnels : en promotion de la santé, sur le niveau de littératie en santé, les comportements en santé, le climat scolaire, les CPS, le bien-être.

Éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité

Inscrite dans le Code de l'éducation, l’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité prend place dans les enseignements et dans le cadre de séances dédiées, de l’école élémentaire au lycée.

L'éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité couvre 3 champs de connaissances et de compétences :

  • biologique : anatomie et physiologie de la reproduction humaine et ce qui en découle, en termes de contraception, de prévention des infections sexuellement transmissibles (IST) et du VIH-sida,
  • psycho-émotionnel : la question de l'estime de soi, des relations interpersonnelles, des émotions et sentiments,
  • juridique et social : sensibilisation à des questions sociétales telles que l'égalité femmes-hommes, les violences sexistes et sexuelles, les stéréotypes de genre, les risques liés à une exposition aux images pornographiques. Il s'agit de combattre les préjugés, notamment ceux véhiculés dans les médias et sur les réseaux sociaux, à l'origine de discriminations, stigmatisations et violences.

L’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité est une démarche éducative transversale qui se veut progressive et adaptée à l’âge des élèves. Elle est mise en œuvre par des personnels de l’équipe éducative (professeurs, CPE, personnels de santé, etc.) et des partenaires extérieurs formés.

Labellisation "Égalité filles-garçons"

Le label "Égalité filles-garçons" concerne tous les collèges et les lycées, publics et privés sous contrat, et se fonde notamment sur l’éducation contre les représentations stéréotypées, l’accompagnement de parcours de réussite pour les filles et les garçons, ou des choix d’orientation favorisant la mixité.

Le label vise par ailleurs à valoriser et à encourager les actions en faveur de la lutte contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles.

Trois niveaux de labélisation existent : 

  • niveau 1 : l’engagement d’une démarche d’égalité fille-garçon ;
  • niveau 2 : l’approfondissement de cette démarche ;
  • niveau 3 : la mise en œuvre d’un plan d’actions qui engage toute la communauté éducative.

À ce jour, 74 collèges et lycées sont titulaires du label dans l’académie de Clermont-Ferrand (34 niveau 1, 36 niveau 2 et 4 niveau 3).

En outre, l’académie ayant décidé d’offrir aux écoles la possibilité de s’engager dans cette démarche de labellisation, 14 écoles ont été labellisées en juin 2025 (10 de niveau 1, 4 de niveau 2).

Le plan interministériel "Toutes et tous égaux" prévoit que l’intégralité des établissements soient engagés dans la démarche d’ici 2027.

Référente Égalité chargée d’accompagner l’engagement des collèges et des lycées dans la labellisation : Cécile Page, [email protected]

Agir pour la santé mentale des jeunes

Le plan santé mentale des élèves comprend trois volets

Un protocole santé mentale

Ce protocole clarifie le « qui-fait-quoi-quand-comment », du repérage des signes de mal-être et de souffrance psychique des élèves à la prise en charge des situations, en appui des pratiques et des réseaux existants.

Les professionnels de santé, de service social et les psychologues de l’Éducation nationale, référents des établissements scolaires, sont les professionnels ressources experts de première ligne en santé mentale, recevant l’alerte et chargés d’évaluer, d’orienter et d’assurer le suivi des situations.

Les personnels « repères », volontaires parmi les personnels enseignants, de vie scolaire, de direction, sont des relais pour repérer les situations et alerter les professionnels ressources.

Un plan de formation hybride accompagnant le déploiement des protocoles santé mentale

Il se déploie sur plusieurs niveaux d’intervention, construit par l’équipe académique de pilotage :

  • la formation et l’accompagnement du pool de formateurs académiques, infirmiers, assistants de service social et PsyEn volontaires des 4 départements de l’académie, chargés d’animer les formations des personnels « repères »,
  • la formation des « repères » vise à sensibiliser les personnels volontaires à la santé mentale des élèves et à la mise e œuvre du protocole.
  • la diffusion large des 3 numéros d’urgence 3114 (numéro national de prévention du suicide), 3018 (prévention du harcèlement), 119 (enfance en danger).

 

En savoir plus : https://eduscol.education.fr/4063/agir-pour-favoriser-la-sante-mentale-et-le-bien-etre-des-eleves

Mise à jour : novembre 2025