La Semaine de la poésie se réinvente à distance

21.04.2020

Suite à l'annulation du 33e festival durant lequel devaient avoir lieu 80 rencontres poètes/scolaires, de la maternelle à l'université, l'association La Semaine de la poésie a conçu plusieurs alternatives.

Les enseignants ont ainsi pu poursuivre leur projet d’éducation artistique et culturelle à distance avec leurs élèves. Des correspondances se sont perpétuées entre poètes et élèves.  

Ainsi, les élèves de BTS 1ère année du lycée de Chamalières et leur professeure Florence Bernard ont échangé avec le poète Bruno Berchoud. Depuis son domicile à Besançon, l’auteur a répondu à chacune des questions posées par les élèves.
A la question « A quel âge avez-vous découvert que la poésie vous plaisait ? », il confiait :
« Très jeune. Même dans ma période "cancre", je dressais l'oreille et j'arrêtais de faire l'âne quand l'instit' nous lisait un poème : Fables de La Fontaine ou bien Jacques Prévert, par exemple. Je devais sentir, sans pouvoir le formuler, que l'écriture en général, la poésie en particulier, est un extraordinaire espace de liberté. La Fontaine ou Prévert, je les trouvais marrants. Dès qu'on écrit, on peut se permettre d'inventer des trucs abracadabrantesques, sans être taxé de cinglé. Cette histoire de corbeau qui tient dans son bec un fromage, par exemple, prise au premier degré (comme une info qu'on lirait dans le journal), c'est totalement "braque"! … N'empêche que des dizaines de millions de francophones de par le monde… et de non-francophones (puisque c'est traduit dans des dizaines de langues) connaissent cette histoire de corbeau amateur de fromage ! Alors, de deux choses l'une : ou bien on est tous fous, ou bien alors (c'est plutôt mon hypothèse) cela veut dire qu'un poème dit autre chose (et davantage) que ce qu'il dit en apparence. Je crois que c'est cette dimension plus vaste du langage qui m'a très tôt fasciné. Il y a eu aussi, en seconde je crois, la découverte de François Villon, poète de la fin du Moyen Âge (seconde moitié du 15e siècle), grâce à mon prof de Français, qui nous a lu en classe de ses poèmes, sans nous demander de les apprendre, juste de les entendre : émotionnellement parlant, une vraie "claque" !... Et en ancien français… Je ne comprenais pas tous les mots, mais il y avait le rythme, un souffle, j'en frissonne encore !... Il faut entendre, par exemple, la "Ballade des dames du temps jadis", lue par un comédien ou chantée par Brassens… La magie de la poésie, c'est qu'elle peut nous "remuer", même si on ne comprend pas tout d'emblée (au sens de : comprendre une information) … »

A partir de ces poèmes, les élèves et leur professeur Anne-Charlotte Sinet-Pasquier, de l'école Albert Bayet à Clermont-Ferrand, ont quant à eux réalisés un poème vidéo à distance.

Le poète Lucien Suel a lui aussi longuement répondu aux élèves de deux classes du collège Roger-Quilliot de Clermont-Ferrand.  

Autant d'exemples qui montre l'engagement des enseignants, des élèves et des poètes à faire vivre la poésie contemporaine dans un contexte distancié.  

La Semaine de la poésie propose également aux enseignants un outil virtuel : "mon outillage poétique" pour continuer d'initier les élèves à la poésie contemporaine durant le confinement.

 
Vous avez une question ?
Ma demande école inclusive

DIRECTION DES SERVICES DEPARTEMENTAUX DE L'EDUCATION NATIONALE

carte de l'auvergne lien vers DSDEN Allier lien vers DSDEN Puy-de-Dôme lien vers DSDEN Haute-Loire lien vers DSDEN Cantal
diplome.gouv.fr - attestations de diplômes en ligne
La laïcité à l'école
Vigipirate - Sécurité renforcée - risque attentat attentat - Dispositif vigipirate consignes de sécurité
Déclarer son handicap ? Ce n'est pas rien, mais ça change tout ! Vous êtes en situation de handicap ? L'Education nationale recrute !
Bouquet de services - Toutes les démarches en lignes et infos utiles - Découvrez les services
Services publics - Les engagements qualité