Des enseignants observent un établissement ontarien

20.09.2017

Dans le cadre des relations privilégiées que l’académie entretient avec le système éducatif de l’Ontario au Canada, des enseignants du collège Jules Ferry de Vichy ont rencontré l’équipe de leur établissement partenaire : l’école John Mac Crae.

Deux enseignants du collège Jules Ferry à Vichy ont pu se rendre sur place du 24 avril au 5 mai, dans la ville de Guelph, pour y rencontrer l’équipe de leur établissement partenaire, l’école John Mac Crae, administrée par l’autorité éducative locale, le conseil scolaire « Upper Grand District School Board ».

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La visite de l’école John Mc Crae en images

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Les découpages sont différents dans les établissements canadiens : l’école John Mc Crae accueille des élèves de 4 à 14 ans (de la maternelle à la 4e).

Durant ce séjour, Cécile Brugerolles (professeur d’anglais, chargée des relations internationales) et Wilfried David (professeur de mathématiques, référent mini-entreprise, foyer socio-éducatif et numérique) ont pu observer de près la philosophie et les pratiques locales. Voici leur témoignage :

« Au cours de cette expérience, nous nous sommes sentis réellement intégrés à l’équipe enseignante. Nous avons pu observer différentes pratiques pédagogiques mises en place par nos collègues ontariens, et nous avons également pris part à des séances de manière active : présentation de notre histoire personnelle en français, séance de co-enseignement, animation du club français… Toutes les équipes se sont rendues très disponibles pour répondre à nos questions, ce qui nous a permis d’avoir une bien meilleure idée du système scolaire ontarien.

D’un point de vue pédagogique, les équipes travaillent de la même manière qu’en France (îlots, groupes, différenciation, remédiation …), mais cette expérience nous a permis de mettre en perspective nos propres pratiques. Les programmes mis en place sont sensiblement les mêmes que dans notre système scolaire français, mais nous avons pu constater que les élèves, pour un temps scolaire identique, avaient moins de matières enseignées. Ainsi, les élèves et les enseignants disposent de davantage de temps au sein de leurs disciplines pour mener des projets qu’ils font vivre chaque mois lors de grands rassemblements. C’est sur ce dernier point que nous avons pu observer un esprit d’appartenance à l’établissement qui a particulièrement retenu notre attention.

Les élèves sont responsabilisés et disposent d’une certaine autonomie au sein de leur école, dans la gestion du matériel mis à leur disposition (notamment le matériel informatique), et dans la gestion des temps de récréation et de repas.

Une partie de notre mission consistait à étudier le bien vivre ensemble au collège, pour un climat scolaire positif. Concrètement, c’est le sentiment d’appartenance à l’établissement que nous avons observé qui nous a paru répondre le mieux à cette problématique. Ce sentiment se traduit par les valeurs travaillées chaque mois dans les différentes disciplines, par toutes les classes de l’école - des valeurs mises à l’honneur en toutes circonstances, notamment lors de rassemblements d’élèves organisés régulièrement.

Le sentiment d’appartenance est entretenu par différentes pratiques, parmi lesquelles nous avons retenu :

  • la diffusion régulière d’informations sur la vie de l’établissement, par les élèves eux-mêmes et par l’équipe pédagogique (grâce à un système audio installé dans l’établissement) ;
  • une liberté de circulation qui instaure un relationnel de qualité entre les élèves, les enseignants et l’administration ;
  • l’existence d’un logo propre à l’école et d’un slogan qui fédère les enseignants et les élèves ;
  • des affichages qui mettant à l’honneur les élèves des promotions passées ;
  • la prise en charge des plus petits par les plus grands sur des temps définis, afin d’encourager le développement de l’autonomie de chacun tout en créant un esprit d’entraide (ateliers de lecture, sortie d’école et transports en commun, etc.).

Nous avons eu également l’occasion de visiter un lycée, dans lequel nous avons constaté que la différenciation des parcours n’est pas établie par des années de rupture et de choix engageant l’élève dans telle ou telle filière : la liberté de composer son programme d’apprentissage permet à tous les élèves de continuer à se côtoyer, et ainsi de trouver leur place ensemble dans l’établissement. »

 

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