Le plan stratégique académique : 3 axes

Les territoires et les partenariats dans le contexte de la nouvelle organisation territoriale de la République, de l'acte III de la décentralisation et de la révolution numérique

TROIS THÉMATIQUES STRUCTURANTES POUR UNE PRISE EN COMPTE DE TOUTES LES DYNAMIQUES

LES TERRITOIRES ET LES PARTENARIATS DANS LE CONTEXTE DE LA NOUVELLE ORGANISATION TERRITORIALE DE LA RÉPUBLIQUE, DE L’ACTE III DE LA DÉCENTRALISATION ET DE LA RÉVOLUTION NUMÉRIQUE

Généraliser les démarches de conventionnement et de réciprocité pour accroître la qualité de l’offre éducative, l’équité territoriale et la mixité sociale.
Développer les opportunités de la réforme territoriale grâce à la prise en compte globale des politiques numériques.
Promouvoir la responsabilité et l’autonomie des établissements, des réseaux d’unités éducatives et des bassins d’éducation et de formation.

DEUX PRINCIPES RÉGULATEURS POUR UNE ACADÉMIE APPRENANTE

Des territoires apprenants : l’innovation publique territoriale comme fruit des démarches de co-construction civique des politiques éducatives et de coéducation.
Des unités éducatives apprenantes en réseau : les unités éducatives comme instruments partages d’éducation et de construction des savoirs et des compétences.

La loi de refondation de l'école de la République est une loi de refondation de la République par l'école, qui a vocation à mobiliser tous les acteurs d'un territoire, en particulier les collectivités compétentes et les services de l'État.

Ces principes structurants s’articulent avec les volets thématiques prioritaires définis dans le cadre du contrat de plan Etat Région 2015-2020 (cf. l’amélioration de l’accessibilité du territoire en modernisant les infrastructures de transports, en facilitant l’accès au très haut débit, en renforçant l’offre universitaire, en accompagnant la recherche et l’innovation, en préservant la qualité des espaces naturels et du patrimoine exceptionnel, en garantissant un développement régional équilibré, en offrant un accès facilité aux soins et aux usages du numérique, en soutenant l’emploi par des actions ciblées).

En effet, les pistes de travail retenues par la Région Auvergne sont cohérentes avec celles de la Région Rhône-Alpes. Dans le domaine de l’enseignement supérieur, cette convergence des politiques publiques met en avant la nécessité de faire preuve d’ambition et de réalisme, ce qui suppose de renforcer les échanges entre laboratoires privés et publics, tout en recherchant une couverture territoriale élargie afin d’irriguer tous les territoires. Le développement du numérique, dans le champ de la recherche comme dans celui de l’économie, permet d’apporter des réponses pertinentes à la préoccupation de l’équité territoriale. Globalement, le projet émergeant s’inscrit dans la continuité du précédent plan d’action stratégique de l’Etat en Région, ce qui renforce la cohérence des orientations de l’académie de Clermont-Ferrand et oriente utilement le lien fonctionnel avec les académies de Lyon et Grenoble.

Les objectifs de la démarche de conventionnement territorial de réciprocité et de solidarité :

  • réduire la fracture territoriale par l’amélioration de l’accès des élèves à tous les aspects du service public éducatif (culture, sport, santé, social, numérique, hébergement…) à travers la mise en place optimale des parcours de réussite éducative pour tous les élèves de l’académie, dans une logique d’égalité réelle, en prenant en compte les défis posés par :

    • la complexité des territoires départementaux ;
    • la position stratégique du Grand Clermont comme socle d’une métropole d’équilibre au sein du nouvel ensemble régional, et l'ancrage et la dynamique du réseau des villes moyennes ;
    • les opportunités nouvelles suscitées par la deuxième région française.

  • renforcer l'attractivité des unités éducatives apprenantes dans leur offre de formation pour créer des pôles visibles et structurants, dans le temps scolaire ou en dehors du temps scolaire ;
  • optimiser dans chaque collège ou réseau de collèges, qu’il soit rural ou urbain, les enjeux propres aux cycles 3 et 4, permettant de structurer des espaces et des temps d’apprentissages innovants, dans une logique de parcours. Il s'agit ainsi de stimuler l’ambition des élèves au sein de tous les territoires éducatifs au travers du parcours de citoyenneté et du parcours avenir, mais aussi du parcours santé en promouvant une politique santé intégrée au cœur de la mission de l’école, plus en cohérence avec les autres politiques publiques (santé, sociale, familiale, ville) ;
  • s’inspirer des objectifs définis dans l’article 98 de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, en recherchant les mutualisations possibles au sein des territoires afin de garantir une amélioration de l’accès du public aux services.
La méthodologie académique de réciprocité et de solidarité des territoires éducatifs

La diversité et la richesse des territoires académiques et de leurs interactions montre combien une démarche de conventionnement est importante afin d’assurer une véritable réciprocité des territoires comme gage de transparence et d’efficience de l’action publique, dans le respect des problématiques propres à la situation de chaque département et pour répondre aux besoins d’équilibres territoriaux (bassins de vie, métropole d’équilibre au sein du nouvel ensemble régional, réseaux d’établissements, parcours de réussites de la maternelle à l’université).

Cette démarche de conventionnement au service de la réciprocité et de la solidarité des territoires éducatifs est fondée sur une volonté de co-construction et de co-innovation. Ainsi, en accord avec le ministère, le rectorat, les inspections académiques et les élus, définissent ensemble les bases d'une méthode qui ne vient pas heurter les territoires, mais qui leur offre la possibilité, dans un engagement réciproque, de mener une réflexion stratégique sur le développement de la qualité de leur offre éducative, et ce, dans un cadre pluriannuel.

L’opportunité de la démarche de co-construction et de co-innovation, c’est penser les territoires éducatifs comme des espaces de projets partagés afin de :
  • se donner les moyens de lutter efficacement contre toutes les inégalités socio-spatiales (cf. conférences de consensus CNESCO) en s’appuyant, dans une démarche compréhensive, sur la façon dont les citoyens désirent vivre et développer leurs environnements dans une articulation toujours plus forte entre des territoires vécus et non seulement des territoires administrés ;
  • créer les conditions pour mobiliser un réseau très riche de partenaires (services de l’Etat, collectivités, associations, acteurs du redressement productif, usagers) capable de mettre en œuvre un tissu scolaire et social de qualité, cohérent, solidaire et durable ;
  • valoriser les spécificités et les richesses propres à l’identité de chaque territoire en favorisant l’accessibilité des services à la population ; en ce sens, la loi NOTRe du 07 août 2015 contient des dispositions précises en son article 98 (applicable à compter du 1er janvier 2016) qui indique le cadre d’élaboration du « schéma départemental d'amélioration de l'accessibilité des services au public », tandis que son article 100 apporte des précisions sur les « maisons de services au public ».
  • renforcer l’identité des territoires éducatifs par leurs échanges solidaires avec d’autres territoires grâce à des conventions de réciprocité, en cohérence avec les partenariats des collectivités dans des domaines variés (culture, santé, social, numérique, sport, etc.).
Le principe du respect de chaque type de territoire éducatif consiste à :
  • ne pas reproduire un même modèle, chaque territoire possédant des caractéristiques, des enjeux et des équilibres sociogéographiques et économiques particuliers qu’il convient non seulement de respecter mais de mettre en valeur ;
  • faire en sorte que le primat de la lutte contre les inégalités sociales et territoriales structure toutes les démarches de mutualisation qui s’opèrent d’un point de vue stratégique à plusieurs échelles ; des échelles inter académiques (avec la grande région Auvergne-Rhône-Alpes), intra-académiques, départementales, mais aussi à des échelles nouvelles de pôles métropolitains (le « Grand Clermont »), d’intercommunalités, de pays ou de bassins de vie ;
  • s’appuyer sur le réseau structurant des centres-bourgs, dont le rôle sera renforcé pour l’animation des espaces ruraux grâce à l’intégration progressive des compétences des intercommunalités (cf. Sylvia Pinel : « Le développement des territoires ruraux et périurbains passe par un lien renoué avec les villes »).

’Mots-clés : réciprocité, solidarité des territoires ruraux/urbains

OUTILS MOBILISÉS

Innovation, culture, numérique, développement durable, sport, hébergement.
Scolaire, périscolaire, extrascolaire.
Continuité des cycles dans le cadre des réformes en cours.
Réussite de tous les parcours (avenir, citoyen, d’éducation artistique et culturelle).
Mixité des publics.
Politique interministérielle de convergence des politiques publiques (CEGT).
Ouverture société civile, monde économique, dans une société apprenante et solidaire
Découverte et compréhension des modes de vie.
Bien-être au travail et attractivité de tous les emplois.

Les objectifs de la démarche de conventionnement territorial de réciprocité et de solidarité :

  • construire des parcours de réussite éducative pour tous les élèves de l’académie, dans une logique d’égalité réelle, en prenant en compte les défis posés par :

    • la complexité des territoires départementaux et notamment puydomois ;
    • la position stratégique du Grand Clermont comme socle d’une métropole d’équilibre au sein du nouvel ensemble régional ;
    • les opportunités nouvelles suscitées par la deuxième région française.

  • réduire la fracture territoriale par l’amélioration de l’accès des élèves à tous les aspects du service public éducatif (culture, sport, santé, social, numérique, hébergement,…) à travers la mise en place optimale des parcours citoyen, artistiques et culturels, avenir, ainsi que la carte des langues ; dans le contexte de la préparation du plan stratégique de l’Etat en Région, on privilégiera ainsi les logiques interministérielles  transversales qui se fédèrent autour de l’exigence de l’équilibre des territoires.
  • optimiser dans chaque collège, qu’il soit rural ou urbain, les acquis de la réforme du collège et notamment la possibilité d’aménagement des 20 % du temps d’enseignement qui permet de structurer des espaces et des temps d’apprentissages innovants, s’appuyant essentiellement sur l’interdisciplinarité et le partenariat ;
  • stimuler l’ambition des élèves au sein de tous les territoires éducatifs et travailler sur la mobilité intermodale considérée comme une compétence et un garant de l’autonomie (cf. le parcours de citoyen et le parcours avenir) ;
  • mettre en place dans chaque territoire éducatif des parcours santé en cohérence avec le projet de loi de santé publique ; promouvoir une politique santé intégrée au cœur de la mission de l’école, plus en cohérence avec les autres politiques publiques (santé, sociale, familiale, ville). A ce titre, le comité d'éducation à la santé et la citoyenneté est une instance de réflexion, d'observation et de veille particulièrement adaptée car  les parents y sont des acteurs privilégiés. Les actions territorialisées menées dans ce cadre sont prises en charge par les personnels volontaires et par les membres de la réserve citoyenne, à une échelle inter-établissements scolaires, ce qui permet d’accroître les liens avec les partenaires institutionnels ou des associations agréées ;
  • renforcer l’identité des unités éducatives apprenantes dans leur offre de formation pour créer des pôles attractifs au-delà de leur localisation géographique, en lien avec la lutte contre le décrochage et le maillage avec la recherche (Ifé, ENS, Espé, universités, CNESCO) ;
  • innover sur des formes de développement professionnel collaboratives enrichissant la qualité de vie au travail de l’ensemble des personnels ;
  • dépasser la simple question de mutualisation et d’optimisation d’usage des équipements pour entrer dans une logique globale de développement durable des territoires via une politique éducative ambitieuse avec une convergence forte des politiques publiques (partenariats, rupture des facteurs d’isolement administratif…). Contribuer ainsi à l’intégration de la méthodologie du développement durable par un aménagement des territoires fondé sur le principe « un territoire, un projet, un contrat » qui définit une action publique en matière d’aménagement qui soit toujours plus locale et qualitative ;
  • avoir une ambition identique pour les territoires ruraux et les territoires urbains : être au même titre les contributeurs de l’objectif contenu dans le rapport StraNES de mener 60 % d’une classe d’âge à un diplôme de l’enseignement supérieur.