Le plan stratégique académique : 3 axes

Les parcours de réussite éducative et pédagogique

TROIS THÉMATIQUES STRUCTURANTES POUR UNE PÉDAGOGIE INCLUSIVE

LES PARCOURS DE RÉUSSITE ÉDUCATIVE ET PÉDAGOGIQUE DANS LE CONTEXTE DE LA REFONDATION DE LA SCOLARITÉ OBLIGATOIRE ET DES AMBITIONS DE LA LOI DE REFONDATION ; POUR UNE ÉGALITÉ RÉELLE DE LA MATERNELLE A L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Favoriser la continuité des apprentissages et des parcours éducatifs, susciter et accompagner des poursuites d’études ambitieuses et sécurisées pour tous les élèves :

  • garantir la continuité des apprentissages ;
  • repérer les points d’appui pour définir les meilleurs cheminements pédagogiques et éducatifs ;
  • différencier pour personnaliser, accompagner ou individualiser : repérage, prise en charge et accompagnement des besoins éducatifs particuliers (troubles de la santé invalidants, situation de handicap, troubles spécifiques de l’apprentissage, précocité ou haut potentiel intellectuel, éloignement culturel de la famille : EANA & EFIV) et des besoins éducatifs non spécifiques relevant de la difficulté scolaire grave et persistante ;
  • développer la connaissance de soi et des autres pour favoriser les relations interpersonnelles (pour un développement complet de l’enfant et de l’adolescent) ;

Garantir, au terme de chaque cycle, la maîtrise des compétences et des connaissances cibles pour tous ; fluidifier les transitions entre cycles et degrés pour assurer un accès large à l’enseignement supérieur :

  • permettre à chacun de s’emparer de son devenir et de construire ses projets personnel et professionnel choisis ;
  • permettre à chacun de développer une pensée critique et de construire sa citoyenneté tout au long de sa scolarité ;
  • permettre à chacun de développer des compétences disciplinaires et transversales : informationnelles, numériques, médiatiques, etc. ;
  • permettre à chacun de construire une culture personnelle et de maîtriser les codes et les repères des différents champs culturels et de création ;
  • faciliter les réorientations en cours de formation ;

Promouvoir l’éducation en actes aux valeurs de la République :

  • ouvrir sur la Cité les différents parcours (citoyen, artistique et culturel, avenir, santé) ;
  • innover pour rendre acteurs et solidaires les futurs citoyens,  pour faire vivre et réussir ensemble tous les élèves ;
  • innover pour permettre de développer une pratique artistique, d’échanger, de dialoguer pour s’ouvrir au monde et aux autres ;
  • valoriser les différentes cultures, dans le respect de la laïcité ;
Les domaines clés de la réussite pédagogique et éducative :
  • maternelle
  • refondation de la scolarité obligatoire
  • développement et accompagnement de l’inclusion scolaire
  • nouveaux programmes et évaluation au service de la réussite des élèves
  • enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI, accompagnement personnalisé)
  • éducation aux valeurs de la République (EMC parcours citoyen)
  • entrée de l’École dans l’ère du numérique
  • éducation aux médias et à l’information
  • rénovation des diplômes
  • pilotage pédagogique par la formation de formateurs
  • culture de l’encadrement
  • responsabilité sociétale de l’État
Les 7 principes régulateurs pour la mise en actes effective et mesurable de la réussite éducative et pédagogique de tous les élèves au sein des unités éducatives apprenantes.
C’est raisonner en terme de continuité des parcours, pour, collectivement, être capable de :
  • prendre au sérieux le « développement complet » (cognitif, social et non cognitif) de la personnalité ainsi que le bien-être de tous les élèves dans la tradition de l’éducation populaire, en prenant appui sur les acquis de la recherche et sur la réflexion pluri catégorielle sur le climat scolaire, la richesse des partenariats sécurité/justice/santé/culture, les parcours de citoyenneté, la grande mobilisation sur les valeurs, l’EMC, l’EMI, la démocratie lycéenne et collégienne, l’ambition de l’école inclusive, etc.
  • développer la solidité des liaisons inter-cycles et inter-degrés garantes de la mixité sociale et culturelle en s’appuyant sur le travail pionnier des réseaux REP et REP+ ;
  • développer une offre de formation, des structures et des filières attractives, au service de tous les talents (cf. les « campus des métiers et des qualifications ») et du redressement productif de chaque territoire ;
  • penser un accompagnement des parcours de formation individuelle en termes de proximité et d’écoute pour favoriser et faciliter les passerelles, développer l’ambition des jeunes les moins avertis des potentiels d’orientation et les moins encadrés par l’environnement familial pour leur permettre d’accéder à des filières et des parcours de formation qu’ils jugent éloignés ou hors d’accès ;
  • considérer les taux attendus et les taux d’accès plus que les taux de réussite (cf. IVAL) ;
  • prendre en compte les situations de grande difficulté scolaire, en lien le plus souvent avec des problématiques sociales (plan pauvreté), dans le cadre d’un dialogue renouvelé et ouvert avec les familles ;
  • mobiliser les ressources du numérique pour que chaque élève puisse construire progressivement ses apprentissages en gardant une véritable mémoire de ceux-ci ; une mémoire qui l’accompagnera d’abord pendant toute sa scolarité, puis dans le cadre de sa formation tout au long de sa vie. Favoriser l’utilisation du porte-folio Folios, outil de construction, de stabilisation et de valorisation des parcours ;
  • donner du corps et du sens au principe d’éducabilité selon lequel « tous les élèves partagent la capacité d'apprendre et de progresser ».
C’est donner tout son sens à l’alternance intégrative en partenariat avec l’ESPE Auvergne-Clermont  pour, collectivement, être capable dans un continuum FI/FC de :
  • co-construire dans chaque unité éducative une organisation apprenante à partir d’un projet collectif et solidaire (cf. exemple dispositif « plus de maîtres que de classes », EPI intercatégoriels, etc) ;
  • développer avec le laboratoire Acté les fondements d’une « pédagogie explicite » (cf. rapport de l’inspecteur général Jean-Paul Delahaye au ministre de l’Éducation nationale intitulé  Grande pauvreté et réussite scolaire – Le choix de la solidarité pour la réussite de tous. Audition de M. le professeur Goigoux, page 104 ; paragraphe 2.2.3.b) ; Dans le cadre de la pédagogie explicite, les élèves, quelles que soient leurs difficultés sociales ou culturelles, sont mis en situation d’activité cognitive, s’appropriant leurs apprentissages par une compréhension contrôlée à tout moment, par une pratique intensive d’abord guidée puis autonome, par une mémorisation solide et durable des connaissances et des habiletés ainsi acquises ;
  • co-prévoir, co-agir, co-évaluer ;
  • faire en sorte que l’ensemble des stagiaires fonctionnaires apportent un regard nouveau sur leur unité éducative d’exercice (relever le défi de l’alternance intégrative) ;
  • profiter de la coprésence des tuteurs du scolaire et du supérieur pour impliquer une dynamique de réflexion et de changement, notamment dans le domaine de l’évaluation de la progression ;
  • développer une formation continue qui contribue à l’enrichissement des compétences professionnelles et à mieux prendre en compte les conditions à respecter pour favoriser une telle construction ;
  • gagner en efficience dans la formation ; maximiser la valeur ajoutée du présentiel ; encourager les échanges de pratiques ; individualiser les parcours ; répondre aux manières d’apprendre des nouvelles générations : intégrer un rapport au savoir plus collaboratif ;
  • encourager chez tous les professionnels de l’enseignement, de l’éducation, de l’administration, des services techniques, de l’encadrement, de la santé et du social, le développement des compétences permettant d’assurer les missions de coopération et de personnes ressources auprès des pairs et des partenaires.
C’est promouvoir de nouvelles formes scolaires dans une approche numérique globale pour, collectivement, être capable de :
  • diminuer le sentiment d’isolement professionnel ; développer les espaces collaboratifs disciplinaires et interdisciplinaires ; développer une culture du partage des ressources et des idées, favoriser les plateformes de formation en intégrant un maximum de contributeurs ;
  • enrichir les environnements d’apprentissage des élèves en mobilisant des compétences professionnelles spécifiques (cf. exemple québécois des Ecoles Eloignées en Réseau) ;
  • prendre appui sur les usages participatifs au sein d’espaces collaboratifs ;
  • renforcer les liens fonctionnels entre écoles et collèges, collèges et lycées (continuité des cycles) ;
  • se situer dans une architecture de l'information de façon active, afin d’organiser des espaces numériques évolutifs, confortables et sécurisés.
C’est agir sur la persévérance scolaire et les élèves en grande difficulté pour, collectivement, être capable de :
  • mobiliser les équipes, dans leur diversité, sur les dynamiques d’inclusion et la continuité des apprentissages, notamment en ce qui concerne la persévérance scolaire et les élèves en grande difficulté ou à besoins particuliers (social, scolaire, handicap, santé) ;
  • prendre en compte les situations de grande précarité et mettre en œuvre des pédagogies novatrices susceptibles de contribuer efficacement à la réduction des écarts et à la bienveillance inclusive ;
  • fédérer l’ensemble des membres des équipes éducatives autour d’une pédagogie explicite et d’un projet pédagogique et éducatif clairement dessiné, identifiable par tous les acteurs et communicable en dehors de la communauté scolaire, décidé ensemble pour le bien-être de tous ;
  • co-construire ces démarches contributives en matière de prévention, d’intervention et de remédiation dans le cadre plus large des bassins et des réseaux FOQUALE, en lien avec les partenaires du SPRO et la collectivité régionale ;
  • réfléchir au retour positif et efficient des élèves dans leur classe après leur passage dans les dispositifs relais en créant un lien de co-construction de leurs parcours individualisés entre les acteurs des dispositifs relais (PJJ compris) et les équipes éducatives ;
  • offrir l’opportunité d’une autre « image de soi » en contribuant à renforcer chez les élèves potentiellement décrocheurs ou qui se sentent délaissés, des espaces de réussite par le biais de dispositifs pédagogiques innovants transdisciplinaires en s’appuyant sur le parcours EAC et/ou les EPI pour développer et mettre en place des alternatives pédagogiques qui placent l’élève en situation de réussite.
C’est impulser et piloter le changement par l’adhésion au projet collectif (R&D) pour, collectivement, être capable de :
  • piloter des innovations pertinentes, puis les capitaliser, les adapter et les déployer ; communiquer les résultats des projets d’innovation tels ceux repérés par les CARDIE afin d’influencer positivement la formation des personnels, les équipes d’encadrement et de mutualiser les bonnes démarches ;
  • valoriser des recherches actions collaboratives avec les universités, l’Espé Clermont-Auvergne, les Instituts Carnot d’éducation…, en permettant à tous les membres de la collectivité de contribuer et de publier ;
  • développer, quantitativement et qualitativement, des démarches novatrices efficaces en liaison avec la recherche (laboratoire Acté, les autres laboratoires, les Instituts Carnot d’éducation, etc.) ;
  • impulser des modalités et des situations de travail nouvelles, des occasions de formation pour tous, dans un esprit d’« établissement apprenant », notamment en constituant des équipes de formateurs de formateurs sur les questions liées à l’établissement en y intégrant les personnels ATSS « formateurs » et formés avec les personnels d’inspection, de direction, enseignants et d’éducation ;
  • intégrer l’éducation artistique et culturelle dans le parcours de formation du jeune par le biais du PEAC afin de le conforter dans la pratique et la fréquentation du monde de la culture et de ses manifestations les plus variées et d’en faire un acteur averti et responsable ;
  • promouvoir pour chaque élève une offre culturelle d’une grande qualité et diversité, quels que soient son lieu d’origine, son établissement, sa filière et son parcours initial.
C’est s’ouvrir à l’international, afin de développer des occasions de mise en perspective pour, collectivement, être capable de :
  • réfléchir de façon comparative sur ses pratiques, en termes d’apprentissage, de réussite, de mixité sociale et culturelle, de citoyenneté et de lutte contre l’absentéisme et le décrochage scolaire ;
  • définir le pilotage partagé par le sens : identifier, analyser et promouvoir les dynamiques collectives permettant de s’approprier de nouvelles modalités d’apprentissage pour les apprenants et leurs parents ;
  • créer des bases de connaissances collaboratives, théoriques et/ou pratiques, repérées dans des dispositifs de partenariat dans une logique du Web 2 (Web 2.0 ou Web 3.0), du libre accès et du travail contributif ;
  • les projets de mobilité européenne Erasmus + répondent pleinement à ces objectifs. Ce dispositif est investi très largement afin que chaque personnel bénéficiant d’une mobilité soit le porte-parole de ce qu’il aura observé. Des modalités de restitution seront élaborées à la fois dans un cadre formel en présence (modules du plan académique de formation, formations d’initiative locale, interventions à l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education, conférences, interventions en réunions de bassins de formation, etc) et dans un cadre dématérialisé, avec les outils numériques. De façon transversale, ce projet fédérateur sera centré sur deux priorités nationales : contribuer « à l'égalité des chances et à lutter contre les inégalités sociales et territoriales en matière de réussite scolaire et éducative » (cf. article L 111-1 du code de l’éducation modifié par la loi 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’Ecole de la République) ; adapter « les méthodes et les contenus des formations aux évolutions économiques, sociales et culturelles du pays et de son environnement européen et international » (article  L 121-1 du code de l’éducation). D’ores et déjà, le consortium support du projet se compose d’un binôme GIP-rectorat et de 42 unités éducatives des 1er et 2nd degrés, répartis sur tout le territoire, représentatifs de la diversité des établissements de l’académie et retenus dans une perspective de dissémination optimale des résultats sur le territoire de l'académie.
C’est diffuser les acquis de l’éducation prioritaire à toutes les unités éducatives :
  • garantir l’acquisition du « lire, écrire, parler » et enseigner plus explicitement les compétences que l’école requiert pour assurer la maîtrise du socle commun ;
  • conforter une école bienveillante et exigeante ;
  • mettre en place une école qui coopère utilement avec les parents et les partenaires pour la réussite scolaire (ouvrir l’école aux parents pour la réussite des élèves ; Ecole ouverte, Mallette des parents) ;
  • favoriser le travail collectif de l’unité éducative ;
  • accueillir, accompagner, soutenir et former les personnels ;
  • renforcer le pilotage et l’animation des réseaux ;
  • promouvoir des usages renforcés du numérique éducatif au service de la réussite de tous les élèves.