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Traces d’artistes
LES
FAUSSES TRACES - LE CORPS - L'OBJET
- LES GRIFFURES ET GESTE - LES
GRAFFITI
Yves Klein
Dés 1958, Yves Klein
commence la série des anthropométries et des suaires. Il
dirige, sur un fond musical de sa composition, des jeunes femmes nues
qui laissent l’empreinte de leur corps sur la toile. Ces pinceaux
vivants sont enduits de peinture bleue :un bleu outremer profond, l’IKB
(International Klein Blue), couleur qu’il n’a jamais cessé
d’utiliser tout au long de son œuvre.
Propos de l’artiste :
« En fait, mon propos est double : tout d’abord enregistrer
l’empreinte de la sentimentalité de l’homme dans la
civilisation actuelle ; et ensuite enregistrer la trace de ce qui précisément
avait engendré cette même civilisation, c'est-à-dire
celle du feu ».

Yves Klein (1928/1962)
Anthropométries, 1960
Ana Mendieta
Exilée aux Etats-Unis
lors de la révolution cubaine de 1959, Ana Mendieta redécouvre
son héritage culturel à l’occasion des voyages annuels
qu’elle entreprend au Mexique et à Cuba.
Dès les années
70, elle oriente tout naturellement sa recherche artistique vers l’expression
de son exil, développant un travail photographique qui en appelle
aux notions de souvenirs d’histoire et d’identité .
En inscrivant littéralement sa propre figure dans des paysages
proches de son pays natal, elle réalise une série d’œuvres
éphémères, les Silueta (1978-1979), évocation
d’un corps absent dont la terre garde l’empreinte, parfois
modelée, formée d’un amas de pierres ou bordée
de fleurs .
Photographies et films sont les seuls témoignages qui survivent
à ces silhouettes creusées dans la terre, la neige ou le
roc. Par cette communion rituelle avec la nature, qui n’est pas
sans évoquer la sculpture originelle, Mendieta recherche les liens
élémentaires avec la terre et décline les multiples
façons d’interpréter son propre corps dans le paysage.

Ana Mendieta
Série des silhouettes, Iowa, 1978
Au début des années 80, elle retourne dans son île
natale, devenant un symbole d’espoir pour le peuple cubain. Elle
meurt peu de temps après à New York, à l’age
de 36 ans.
Richard LONG
Artiste britannique
né en 1945, il est un des pilier du mouvement «Land’art».
Réputé pour les performances qu’il réalise
au Sahara, en Laponie, au Pérou, il se situe lui-même en
disant : « je fais de l’art en marchant …il me semble
que la première chose à faire est de tirer de son art quelque
chose qui vous donne du plaisir. Mais il faut aussi tirer son art de quelque
chose qui a une signification. Pour moi, marcher à travers la lande
en ligne droite, ou faire un cercle de pierres, cela a une réelle
signification ».
Ses interventions faites sur le paysage qu’il traverse sont le «
geste d’un moment », qu’il photographie pour en garder
la trace : sillons creusés par les pas, cailloux alignés,
documents liés aux circonstances du moment (cartes, schémas,
liste de mots évocateurs du circuit…).
Les œuvres qu’il expose dans les galeries (inscriptions énigmatiques
? vestiges de civilisations disparues ?) parlent encore avec la nature
de la relation entre l’homme et son environnement, préoccupation
de l’artiste.
Il donne ainsi sa nouvelle définition de la sculpture.

Richard
Long
La ligne faite en marchant 1967
ZURBARAN 1598-1664

Le voile de Sainte Véronique
Véronique (Véronique,
véra iconica = vraie image) est un personnage légendaire.
Le Nouveau Testament raconte qu’elle était parmi la foule
qui suivait Jésus, portant sa croix pendant sa montée au
Calvaire. Prise de pitié, elle sortit de la foule, s’approcha
de Jésus et posa un linge sur son visage en sueur et en sang. Les
traits du Christ se seraient alors imprimés sur le voile.
Ce récit (6e étape du Chemin de Croix) donna lieu à
de nombreuses œuvres d’art.
Le linge, conservé au Vatican, a été analysé
par des scientifiques, soumis au carbone 14.
Il daterait des XIe ou XIIe siècles. Cette icône est dite
« archeiropoiète », c'est-à-dire non faite de
la main humaine.
Autre œuvre de référence
: Maître de La Véronique de Munich, Sainte Véronique
(vers 1410-1420)


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